Vouloir

10/02/2011 00:30 par leslie-d

Si vous limitez vos choix a ce qui est possible et raisonnable, vous vous détachez de ce que vous voulez véritablement,et votre vie n'est plus alors qu'une suite de compromis. Robert Fritz

Marilyn Monroe

10/02/2011 00:27 par leslie-d

  • Marilyn Monroe

    Marilyn Monroe

    10/02/2011 00:27 par leslie-d

I believe that everything happens for a reason. People change so that you can learn to let go, things go wrong so that you appreciate them when they're right, you believe lies so you eventually learn to trust no one but yourself, and sometimes good things fall apart so better things can fall together.

La fascination - Stephenie Meyer

30/10/2009 05:24 par leslie-d

J'ai décidé, puisque je suis voué aux enfer, de me damné avec application.

La fascination - Stephenie Meyer

30/10/2009 05:15 par leslie-d

-Alors quel est le verdict? me demanda-t-il.
-Je n'ai rien mais ils refusent de me relâcher, me plaignis-je. Explique-moi un peu pourquoi tu n'es pas ficelé à une civière comme nous?
-Simple question de relation. Ne t'inquiète pas, je me charge de ton évasion.

La fascination - Stephenie Meyer

30/10/2009 05:09 par leslie-d

Il me dévisagea avec une telle stupeur matinée de frayeur que je soupirai.  Apparement nuages et sens de l'humour étaient incompatibles. Encore quelques mois de ce régime-là, et j'oublierais comment manier le sarcasme.

La fascination - Stephenie Meyer

30/10/2009 05:06 par leslie-d

Je n'ai jamais beaucoup réfléchit à la manière dont je mourrais - même si, ces derniers mois, j'aurais eu toutes les raisons de le faire - mais je n'aurais pas imaginé que ça se passerait ainsi.
[...]
C'était surement une bonne façon d'en finir. À la place d'un autre que j'aimais. Noble pourrait-on dire. Ça devrait compter en ma faveur.
[...]
Quand la vie vous à fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.

Ce fut avec un sourir aimable et tranquille que le chasseur s'approcha pour me tuer.

Thornytorinx - Camille de Peretti

30/10/2009 04:58 par leslie-d

J'ai vomi partout. Partout où j'ai pu. Autant que j'ai pu. N'importe où, n'importe quoi, n'importe quand. J'ai vomi avec mon index et mon majeur agrippés au fond de ma gorge. J'ai vomi à Paris et à Londres, j'ai vomi à Tokyo. J'ai vomi au réveil, sous le soleil et sous la pluie. En plein jour. Je me suis réveillée jusque tard dans la nuit pour vomir. J'ai vomi dans les toilettes de la maison de ma mère, dans les toilettes des appartements de mes copines, dans celle de mon école et dans celles des boites de nuit. Puis les toilettes elles-même sont devenues obsolètes. Alors j'ai vomi partout. Dans les rues.

Piégée - Marya Hornbacher

30/10/2009 04:47 par leslie-d

Je regarde ma vie comme on regarde un mauvais film d'action. Je me cramponne au fauteuil  en hurlant : "Non, non, n'ouvre pas cette porte! Il y a un méchant derrière. Il va t'attraper et te ligoter. Tu vas rater ton train et tout va s'écrouler!"

Sauf que dans mon histoire il n'y a pas de méchant. Celui qui m'est tombé dessus n'est autre que moi-même. Mon double. Une bonne femme décharnée et diabolique me souffle : "Ne mange pas. Je ne veux pas que tu manges. Je te laisserai tranquile dès que tu seras maigre, je te le jure. Tout ira bien quand tu seras maigre."

Elle ment. Elle ne m'a jamais laissée tranquille. Et je ne suis jamais parvenue à m'extirper complètement de ses griffes.

                                                                                                                                                        

Journal d'Hirondelle - A. Nothomb

08/07/2008 18:40 par leslie-d

[...] moi qui brûle de savoir qui tu étais, qui tu es, je te nommerai Hirondelle.

C'est un nom qui te sied. Aucune autre jeune fille jamais ne s'est appelée Hirondelle. C'est un joli nom pour une vivante. Nul n'est plus vivant que l'hirondelle, toujours aux aguets quand elle n'est pas en migration. Il ne faut pas te confondre avec les grossiers martinets, pas plus que t'apparenter aux vulgaires humains de ton entourage. Toi, tu étais l'hirondelle, ton mode d'existence était le qui-vive, ça me plaisait, et j'avoue avoir voulu que tu ne te rassures pas, j'aimais l'idée de ta peur, j'aimais que tu sois ce frémissement, que ton oeil soit craintif et cependant courageux, je t'aimais inquiète, j'y suis peut-être allé un peu fort pour te garder dans cet effroi que j'espérais éternel, Hirondelle, ne pourrais-tu revivre, toi que j'ai tuée un jour de printemps, saison que, d'après Aristote, tu ne fais pas, on peut être le plus admirable cerveau grec et se tromper, à plus forte raison le plus décervelé des tueurs à gages et commetre une erreur, Hirondelle, pardon, le coeur est une pompe, ma pompe s'est emballée, ne pourrais-tu pas pomper ta vie dans ce qui bat trop fort, trop fort, j'en ai mal, ne pourrais-tu renaitre de ma douleur, non, je le sais, il n'y a pas une deuxième possibilité, si Orphée n'a pas réussit, ce n'est pas moi, ton tueur, qui y parviendrai, petite Eurydice de plumes, mon seul moyen de te réssuciter est ce nom que je te donne et que tu habite à merveille, Hirondelle, la jamais partie, qui revient me hanter a tire-d'aile.

Journal d'Hirondelle - A. Nothomb

06/07/2008 05:36 par leslie-d

J'arrive au terme du cahier, du crayon et de mes dérangements digestifs.

Chacun aura tué l'autre avec l'arme qui lui était particulière.

Aimer une morte, c'est un peu facile, disent certains. Aimer celle que l'on a tuée, c'est pire : le romantisme n'a pas produit d'idée plus tarte à la crème. Pourquoi ai-je alors l'impression de ne pas mériter ces calomnies? J'ai bel et bien la certitude de vivre avec hirondelle. Un bisarre concours de circonstance à voulu que je la rencontre après l'avoir assassinée. Normalement les choses ne se déroulent pas dans cet ordre là.

C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangées par un fou.

Avec Hirondelle l'histoire avait mal commencée, mais elle se termine mieux puisquelle ne finit pas. Je meurs de l'avoir mangée, elle me tue dans mon ventre, en douceur, d'un mal aussi efficace que discret. Je trépasse main dans sa main puisque j'écris : l'écriture est le lieu où je suis tombé amoureux d'elle. Ce texte s'arrêtera au moment exact de ma mort.